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	<title>site de Claudie HUNZINGER, artiste plasticienne et romanci&#232;re.</title>
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		<title>L'incandescente par Colette Lallement-Duchoze</title>
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		<dc:date>2016-08-12T13:36:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Colette Lallement-Duchoze</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'incandescente Claudie Hunzinger (Grasset) &lt;br class='autobr' /&gt;
Deuxi&#232;me volet d'une trilogie commenc&#233;e avec &#034;Elles vivaient d'espoir&#034; (Emma et Th&#233;r&#232;se), &#034;L'incandescente&#034; suit le parcours de Marcelle (n&#233;e en 1907), &#233;voque sa relation dyadique avec Emma, la m&#232;re de la narratrice, sa facult&#233; &#224; &#034;embraser&#034; les &#234;tres et les choses. Dans ce pr&#233;kel (du moins en ce qui concerne la relation Emma/Marcelle) o&#249; l'on retrouve certains personnages d&#233;sormais familiers, la narratrice exhumant le pass&#233;, va le reconstruire en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;2016 : L'Incandescente, Grasset&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH112/arton77-192fa.png?1738751947' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'incandescente Claudie Hunzinger (Grasset)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me volet d'une trilogie commenc&#233;e avec &#034;Elles vivaient d'espoir&#034; (Emma et Th&#233;r&#232;se), &#034;L'incandescente&#034; suit le parcours de Marcelle (n&#233;e en 1907), &#233;voque sa relation dyadique avec Emma, la m&#232;re de la narratrice, sa facult&#233; &#224; &#034;embraser&#034; les &#234;tres et les choses. Dans ce pr&#233;kel (du moins en ce qui concerne la relation Emma/Marcelle) o&#249; l'on retrouve certains personnages d&#233;sormais familiers, la narratrice exhumant le pass&#233;, va le reconstruire en sept fragments (certains titres ont des accents proustiens). Le pr&#233;sent et le temps retrouv&#233;, l'&#233;criture qui &#233;pouse l'incandescence du personnage, font de ce t&#233;moignage (auto)biographique un &#034;roman&#034;, non pas au sens de fiction mais d'&#339;uvre d'art &#034;car la vraie vie, la vie enfin d&#233;couverte et &#233;claircie, la seule vie par cons&#233;quent r&#233;ellement v&#233;cue, n'est-ce pas la litt&#233;rature&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'art est d'abord d&#233;voilement, instauration ou mise en &#339;uvre d'une v&#233;rit&#233;, le roman de Claudie Hunzinger r&#233;pond &#224; ces crit&#232;res. La narratrice visitant en secret les lettres de Marcelle lib&#232;re un fant&#244;me. Et pour restituer une &#233;poque, une ambiance, mais surtout une relation amoureuse, elle m&#234;le extraits de correspondances, commentaires de photos, reconstructions &#034;imaginaires&#034; (voir les verbes de perception j'essaie de voir la sc&#232;ne ; je la voyais bien mon Emma) et souvenirs personnels. Elle en explique d'ailleurs la gen&#232;se et en d&#233;finit la tonalit&#233; :&#034;j'ai voulu quitter le cirque terrifiant de l'Histoire ; je mourais d'envie d'aller rejoindre Marcelle ; vite vite rejoindre les marges la gr&#226;ce les premi&#232;res violettes d&#233;vor&#233;es dans les haies ; les premiers jeux d&#233;fendus &#233;rotiques cruels de l'enfance les baisers les bosquets la &#034;folie d'amour&#034; indiff&#233;rente au sort du monde. La litt&#233;rature n'est-elle pas l'enfance retrouv&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces jeunes filles ont pour elles le &#034;feu de la jeunesse, son &#233;clat&#034;. Et tout un champ lexical de l'embrasement parcourt le r&#233;cit surtout le premier fragment &#034;le temps d'Emma&#034;. Si l'une (Emma) a l'amour de l'&#233;quilibre, l'autre (Marcelle) celui des exc&#232;s ; les deux ont le pouvoir infernal des &#034;jeunes d&#233;mons&#034; ; pouvoir qui contamine la narratrice elle-m&#234;me d&#233;couvrant une &#034;&#238;le secr&#232;te&#034; o&#249; rien n'est cloisonn&#233; en &#034;r&#232;gnes distincts&#034; ; elle se sent si proche de Marcelle celle qui est du c&#244;t&#233; de &#034;la vie qui circule&#034; celle qui refuse &#034;le poids des anc&#234;tres&#034;. N'est-elle pas elle-m&#234;me la fille du &#034;langage&#034; ? Le bel amant de sa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m&#232;re Emma ? n'est-elle pas la s&#339;ur de la pluie ? Le paquet de lettres se mue en un palimpseste o&#249; elle va &#034;d&#233;couvrir&#034; la &#034;cervelle casqu&#233;e de sa m&#232;re&#034; et o&#249; en surimpression elle ajoutera son propre v&#233;cu dans sa propre &#233;criture. D'ailleurs &#224; certains moments du r&#233;cit, les instances narratives (je, tu, elle) peuvent d&#233;signer aussi bien Marcelle (monologue int&#233;rieur), que la narratrice ou Emma (commentaires) ; cette &#034;apparente&#034; confusion n'est-elle pas &#224; m&#234;me de cr&#233;er une sym&#233;trie en miroir ? Et/Ou ne renvoie-t-elle pas &#224; une sorte de &#034;matrice&#034; originelle ?... Le morceau de tissu bleu, d&#233;signe par m&#233;tonymie, l'&#233;toffe d'une vie&#034; celle de Marcelle -que la narratrice doit &#034;ordonner&#034;-, une vie qui &#224; un moment se confondra avec la maladie, la tuberculose...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour chacun des chapitres, l'auteur adopte une tonalit&#233; et un style particuliers. Ainsi en II, &#034;la prisonni&#232;re&#034; l'abondance de phrases courtes, de propositions nominales, l'emploi anaphorique du pronom &#034;elle&#034; cr&#233;ent une sorte de drame dont le spectacle de marionnettes &#034;la mort de Tintagiles&#034; serait la m&#233;taphore. &#201;cureuils fleurs plantes couleurs refus&#233;s dans sa claustration, (Marcelle est dans un sana pour soigner sa tuberculose) c'est par la cavale qu'elle peut les saluer et par la sensualit&#233; les m&#233;tamorphoser. Ainsi, le s&#233;jour impos&#233; &#224; La Sainte-Feyre est un exode &#034;de plus vers les grands territoires sauvages de la jeunesse, vers l'int&#233;riorit&#233; de l'amour, vers la folle &#233;nergie venant de la mort&#034; La pr&#233;sence de colchiques &#034;graciles et v&#233;n&#233;neux&#034; mentionn&#233;e tr&#232;s t&#244;t dans le roman n'avait-elle pas averti le lecteur ???.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcelle dont la sp&#233;cialit&#233; est &#034;de vous br&#251;ler de sa vie&#034; saura faire oublier -pour un moment du moins- la pr&#233;sence de la mort &#224; Marguerite, H&#233;l&#232;ne ces jeunes filles entr&#233;es au sana. Elle est par-del&#224; les d&#233;cennies, un guide une voix une musique pour la narratrice. Car son cadeau c'est la VIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes Emma et Marcelle ont incarn&#233; deux univers imp&#233;n&#233;trables : celui de la raison et celui de la f&#233;erie ; celui de la sant&#233; et celui de la maladie. Mais &#224; l'instar de Marcelle, la narratrice salue en sa m&#232;re, le bel astre ind&#233;pendant ; Ath&#233;na au regard incandescent ; Emma et son r&#234;ve d'airain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par Emma que la narratrice-auteur fut initi&#233;e au pouvoir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;magique des mots &#034;le mot est une r&#233;sonance int&#233;rieure permettant de susciter l'absente de tous bouquets&#034; Et pendant la douloureuse exp&#233;rience de l'internat, v&#233;ritable prison pour une gamine de 11 ans, elle trouvera le souterrain invisible qui m&#232;ne &#224; la case ensoleill&#233;e : la biblioth&#232;que de sa m&#232;re, les livres, les mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec Marcelle -qui lui aura r&#233;v&#233;l&#233; un &#034;autre fant&#244;me&#034;- qu'elle va d&#233;sormais (s')approcher (de) la &#034;figure qui les attend l&#224;-bas, pensive, dans le champ des asphod&#232;les&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ce p&#232;re sans mots j'irai le chercher !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Colette Lallement-Duchoze&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#192; lire, sur le blog mediapart de Colette Lallement-Duchoze : &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/colette-lallement-duchoze/blog&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://blogs.mediapart.fr/colette-lallement-duchoze/blog&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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