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"Elles vivaient d’espoir" dans Le Nouvel Observateur du 2 décembre 2010

jeudi 9 décembre 2010, par webmestre

Au commencement il y a quatre cahiers qui racontent un peu des secrets d’une femme libre, Emma. Sa fille, Claudie Hunzinger, en a tiré la matière d’un sublime roman éclairé de l’intérieur par l’ombre rayonnante d’une histoire d’amour entre deux femmes, Emma et Thérèse, dans les années 1930 (1).

L’amour clandestin

"Emma et Thérèse ont vécu à une époque où leur amour était scandaleux aux yeux de la famille et de la société. Mais pas aux yeux d’Emma, fondamentalement libre et anticonformiste. Pour Thérèse, les choses ont été très différentes quand elle s’est retrouvée seule, en Bretagne, chef d’un réseau de la résistance communiste, tout imprégnée encore de son amour pour Emma dont elle ne pouvait parler à personne. Sujet absolument tabou. Politiquement elle aurait été coulée. Elle portait donc en elle un double secret antagoniste, inconciliable, celui de son activité communiste et celui de son amour."

Ouvrir les yeux

"Avec ce roman, j’ai déchiffré des pans entiers de la vie de ma mère dont elle ne nous avait jamais parlé, mais qu’elle n’avait pour autant pas cachés. Il suffit dans une famille qu’on ne parle pas d’un sujet pour qu’il reste caché. J’étais aveugle. Aveugle ou aveuglée ? On ne m’avait rien transmis là-dessus, Qui m’a ouvert les yeux ? La génération suivante. Mon fils Robin (2). Moins directement solidaire que moi d’Emma ma mère et de Marcel mon père, c’était pour lui plus facile de voir."

Ecrire le secret

"On pensait arriver au fond d’un secret mais ce fond était un double fond qui s’ouvrait à l’infini sur d’autres fonds. Peut-être la grande leçon du roman est celle-ci : la complexité subtile du monde, son enchevêtrement infini, à jamais son secret qui est aussi son abri. "

Propos recueillis par Marjolaine Jarry

(1) « Elles vivaient d’espoir », Grasset.

(2) Robin Hunzinger a réalisé un très beau documentaire sur le même sujet. « Où sont nos amoureuses ».

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Nouvel Observateur

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